Tableaux / Paintings

De 2007 à 2013, j’ai peint une série de tableaux intitulée La Surface visible des choses. La plupart ont été peints à la tempera à l’oeuf et les thèmes de la présence et l’absence y sont centraux. La série est présentée plus bas sur cette page.

Depuis 2013, j’ai entamé une nouvelle exploration. L’espace est structuré par une architecture de plans évoquant des pièces. Intérieur et extérieur se fondent et le monde représenté se dématérialise. 

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2013-2016

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Éden, 2015. Tempera à l’oeuf sur panneau. 500$

 

 

 

Singe Louis XV
Singe Louis XV. Huile et Tempera à l’oeuf sur panneaux. 2015, 450$

 

 

 

« La Surface visible des choses » est une série d’œuvres principalement figuratives représentant des espaces et des objets, et qui traitent de la présence et de l’absence; de la nature mystérieuse, mêlée de mémoire et de fiction, de notre expérience du monde. Plusieurs panneaux peints à la tempera à l’œuf, quelques œuvres sur papier, la série est en cours et continue de s’inventer.

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Le Carré de Saturne. Tempera à l’oeuf sur panneau. 2014. 500$

Des objets indéfinissables, faits d’une matière qui évoque le papier, transpercés par des petites branches, comme les nids de guêpes. De couleur pâle, ils sont posés sur un sol également pâle, tandis qu’une pierre noire flotte au-dessus, comme un astre sombre. Un halo de lumière entoure la pierre noire et éclaire les formes de papier. Ce que ça signifie? Je n’en suis pas bien sûr! Une sorte de vie secrète anime la relation entre les objets, mais tout ça n’est pas bien clair. Une tension existe entre la précision de la représentation des objets  et le caractère énigmatique de l’ensemble.

 

Adossée contre le ciel. Tempera à l’oeuf sur panneau, 71 x 121 cm. 2011. 1600$

Adossée contre le ciel. Ce tableau représente une chaise et un cercle dans un décor qui semble a priori être un paysage naturel. Par contre, on note des reflets sous les objets, une courbe étrange de ce qui serait l’horizon, ainsi qu’une ombre à l’endroit où le dossier de la chaise rencontre le ciel. Ces phénomènes questionnent la nature du décor dans lequel se trouvent les objets, sa réalité. D’autre part, la chaise et le cercle sont dans un rapport qui crée une tension dans le tableau. La première semble coincée du côté droit du tableau, alors que le cercle prend plus que sa part de l’espace. Une forme d’opposition définit leur relation: l’un est courbe et lumineux; l’autre, sombre et fait d’angles droits. La chaise est « mal assise » dans cet espace qui n’en est pas un, « adossée contre le ciel » et face à un cercle qui ne dit pas ce qu’il est.

Le Soulèvement des choses. Tempera à l’oeuf sur panneau, 71 x 121 cm. 2010. 1600$ (Vendu)

Le Soulèvement des choses. Une feuille sèche et un papier journal volent dans une tempête de poussière jaune et d’ombres profondes. Entre les deux, un bâton incliné, dont la nature demeure incertaine: s’agit-il d’une canne, de l’aiguille d’une horloge, ou d’encore autre chose? Quoi qu’il en soit, il marque une division dynamique dans l’image et on peut penser que c’est lui qui soulève cette étrange tempête. Le tableau est très dynamique, le mouvement horizontal et tournoyant semble pousser les objets, légers et fragiles, hors du champ du visible, vers l’inconnu. Les thèmes de la feuille morte et du papier journal à l’actualité révolue évoquent l’idée du passage du temps et de la disparition des choses.

La dissolution. Tempera à l’oeuf sur panneau, 71 x 121 cm, 2012. 1600$ (Vendu)

La Dissolution. Un vélo accidenté, tordu, brisé. L’impression à la fois qu’un accident dramatique a été saisi sur le vif, et que le vélo se désintègre lentement depuis déjà longtemps, proie à la rouille et aux offenses du temps. L’ambiguïté de la temporalité fait écho à celle de l’espace, indéfinissable, où l’objet semble à demi flotter.

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La texture du monde. Aquarelle et acrylique sur panneau. 2007. 1600$

 

La Texture du monde. Un sol dans les teintes d’ocre et de vert, de l’eau. Peut-être une berge? Ici reposent quelques pierres, des brindilles. Une ficelle serpente dans l’espace, à la fois objet matériel, tridimensionnel, et ligne pure, objet abstrait, graphique. Elle guide notre oeil jusqu’à une pierre où repose un poisson. L’espace est à la fois convaincant de réalisme et difficile à lire, ambigu. Tandis qu’à droite l’eau se creuse vers un horizon, à gauche du tableau le sol semble être vu en plongée, l’espace se rabat, se ferme. Toute l’image fonctionne comme un piège, un trompe-l’oeil, une partie de pêche…à la réalité.

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Le Verseau. Tempera à l’oeuf sur papier, 31 x 48 cm, 2010. 600$ (Vendu)
Le verseau. C’est une scène de fin de journée, peut-être aussi de fin d’hiver. Quelque chose de mélancolique dans l’air, la lumière. Les jeux sont pris dans la neige, perdus dans un espace d’une certaine beauté, mais peu accueillant. Des reflets, des flous donnent l’impression qu’on regarde la scène à travers une vitre, le point de vue est distant, un fossé, des pierres séparent l’observateur de l’espace de jeu. Peut-être un peu comme si on regardait derrière soi, dans le temps, vers une époque depuis longtemps révolue.
Conte d’hiver. Aquarelle et acrylique sur papier, 2008, 48 x 48 cm, 800$ (vendue)

« Le piège » ou « Conte d’hiver » est une oeuvre fortement narrative, qui comporte une forme d’intrigue: « qu’est-il arrivé à l’oiseau? Pourquoi la pierre est-elle attachée, pourquoi les billes? Qu’est-ce que ça signifie? » Chacun peut chercher les indices pour trouver un sens aux éléments représentés. On remarquera peut-être que le pierre a la forme d’un oeuf, et que le trou dans la neige où elle repose évoque par sa forme un nid d’oiseau. Les billes évoquent l’enfance, le jeu. Est-ce un forme cruelle de jeu d’enfant? On peut aussi voir dans la neige, entre la pierre et l’oiseau, des traces dans la neige qui évoque le frottement d’une ficelle. L’oiseau a-t-il été attaché à la pierre? L’image ne permet pas que l’on réponde avec certitude aux questions qu’elle pose, elle tient à son mystère. Elle aussi joue avec le spectateur un jeu un peu cruel…

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Soleil sur la neige. Aquarelle, 35 x 35 cm, 2010, 350$ (vendue)
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Paysage aquatique. Tempera à l’oeuf sur panneau, 50 x 40 cm, 2010. 800$ (Vendue)

 

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3 Comments

    1. Merci vieux singe, ça touche le pas encore vieux mais plus tout à fait jeune singe que je suis! Je peins en plein air cet été, à l’aquarelle, et j’y prends vraiment plaisir. Je suis de retour de Gaspésie et je pense peut-être aller faire un tour en Alaska. Je vais mettre mon site à jour pour qu’on puisse voir mes peintures plus récentes. J’espère que vous allez bien toi et Jacques! Bises xx

  1. OUI ÉPOUSTOUFLANT..FLABERGHASTANT…Tu es un grand peintre Bruno.Man, faut que le monde voit tes oeuvres!!! Je partage! Honoré de faire ta conaissance..en tant qu’artistes et aussi en tant qu’êtres sensibles et passionnés!

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